Le conditionnement (les basiques). Comment bien commencer à reprendre le contrôle de sa vie !

Femme face à un téléphone et sirotant un soda

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous agissez dans un sens donné et pas dans l’autre de manière quasi-robotique et à l’insu de votre contrôle ? Cela peut être très gênant, n’est-ce pas ? Surtout lorsque vous souhaitez modifier, arrêter un comportement ou en créer un nouveau. Voici un premier exemple pouvant se manifester dans le quotidien. Lorsque vous marchez tranquillement sous un jour ensoleillé, les oiseaux chantent, vous arborez un grand sourire en contemplant votre environnement rempli de fleurs, d’arbres et de personnes respirant la joie de vivre. Soudainement, vous entendez un petit son dynamique, léger, enthousiaste et prompt. C’est alors, qu’une envie irrépressible dirige votre main qui se met automatiquement à bouger en direction du lieu où cela s’est produit généralement à votre poche ou votre sac. Vous en ressortez un objet rectangulaire. À ce moment, vous interrompez votre marche et focalisez toute votre attention sur votre téléphone pour constater ce qui vous est parvenu, notamment un ou plusieurs likes de vos ami(e)s ou une publication assez drôle. Ainsi vous vous sentez extrêmement bien dans votre peau avec un sentiment de satisfaction. Ici, il est intéressant de noter le mouvement quasi automatique de la main à la perception de la réception de la notification, ou l’arrêt total de l’action en cours comme votre marche, à qui n’est-il pas arrivé cela ? 

Autre exemple, lorsque vous entendez juste le son d’un craquement d’emballage plastique semblable aux contenants de vos bonbons préférés. Ne vous est-il pas arrivé d’avoir une sensation de faim qui vient pointer le bout de son nez accompagné d’une production de salive dans votre bouche venant ternir votre résistance susceptible de ruiner votre diète actuelle ? Hum troublant non ? 

Par ailleurs, imaginez cela, vous venez de vous réveiller, l’atmosphère est calme et l’air est frais. Tout en respirant profondément, vous prenez votre courage à deux mains et vous vous motivez à prendre la direction de la salle de bain. Vous stoppez, finalement, nette votre marche car il n’est que 3h du matin sur votre smartphone et que la journée de travail ne débute qu’à 8h30. À ce moment, la confusion et l’étonnement vous inondent, mais très rapidement vous allez vous recoucher car rien ne presse… 

Si ces situations vous évoquent quelque chose ou font échos à des évènements similaires cela voudrait insinuer que vous avez été pris de mouvements psychiques et physiques automatiques enregistrés dans vos circuits neuronaux dans la partie inconsciente de votre cerveau (un circuit neuronal est un ensemble de neurones permettant la transmission de l’information dans votre cerveau et la création d’action et la mise en place des pensées). 

Qu’est ce que le conditionnement classique et  pourquoi le prendre en compte ?

Et bien les exemples abordés ci-dessus ont mis en avant des apprentissages devenus instinctifs ou plus communément appelés des conditionnements (classiques) inscrits dans notre cerveau sous la forme de réflexes automatiques, paraissant totalement anodins mais qui ne le sont pas du tout. Cela vous arrive de vous dire « mince c’était plus fort que moi » ou « je n’ai pas pu m’en empêcher de le prendre, de le manger, de l’acheter… ». D’autre part, nous passons à l’action et nous ne savons pas pourquoi, ou on effectue des actions sans les remettre en question nous menant vers des sentiments très peu agréables voire très incommodants. Arrive un sentiment de regret ou de culpabilité que l’on voudrait éviter mais que l’on ressent toujours après ces actions qui rendent la vie dure. En effet, dans ce type d’apprentissage, notre cerveau associe, par répétitions différents comportements ou manifestations de l’environnement ensemble, alors que ces derniers n’avaient à la base aucun lien apparent. Ces apprentissages vont se nicher dans une partie du cerveau très  particulière, et une fois intégrée à celle-ci contre la plupart du temps à l’insu de notre conscience, la vie peut vite devenir  un vrai clavaire, alors qu’elle peut être extraordinaire si l’on se penche sur ces mécanismes.

Concrètement c’est quoi le conditionnement ?

Vous trouverez ci-après une expérience psychologique faites par l’un des pionniers de la psychologie cognitive Pavlov. Ce dernier met en place une expérimentation pour le moins surprenante qui se retranscrit parfaitement à nous être humain sous-différentes formes que nous vivons au quotidien.

Nourrir son chien

1) L’expérience de Pavlov : le chien et l’être humain sont-ils si différents ?

Le conditionnement est un apprentissage inconscient devenu réflexe ou le cerveau associe une réponse inconditionnelle (ex : la salive) à un stimulus neutre (une clochette). Cette association s’intégrera à notre système inconscient (partie qui gère toutes les actions qui se produisent dans le corps sans que nous n’ayons à exercer un contrôle conscient, comme par exemple : la respiration, la dilatation de nos pupilles, les frissons, la transpiration, les battements de cœur, la gestion des viscères…) afin de nous faciliter la vie. Rendez-vous compte de la chance d’avoir un inconscient capable de gérer toutes ses informations en même temps. 

Reprenons donc sur le conditionnement classique, le point important à savoir par rapport à notre cerveau, serait que ce dernier a pour fonction de nous orienter vers des stimulus agréables et nous éviter ce qui nous sont désagréables par des actions orientées vers la survie et la simplification (facilitation) de notre existence (nous y viendrons un peu plus loin). Ainsi, dans cette partie nous allons voir comment le conditionnement oriente la bête vers la satisfaction d’un plaisir en activant l’association d’un réflexe inconditionnel (la salivation) à un stimulus neutre (clochette).

Pavlov nous démontra comment le cerveau peut associer deux phénomènes n’ayant aucun lien au préalable menant à des réactions du corps et de l’esprit surprenantes. De ce fait, il exécuta son expérience sur un chien, le cadre expérimental était simple. 

Nous avons trois caractéristiques importantes pour mener à bien l’expérience :

  • Un stimulus inconditionnel (SI) (qui provoque une réponse naturelle ou automatique de manière innée) notamment de la nourriture. 
  • Un stimulus conditionnel (SC) (c’est-à-dire un stimulus ne déclenchant aucune réaction donnée en temps normal) comme une clochette. 
  • Et nous avons pour finir la réaction inconditionnelle (RI) (un comportement naturel automatique) la production de salive liée au stimulus inconditionnel (nourriture). 

2) Déroulement de l’expérience

Ainsi, l’expérience prenait forme de la sorte, initialement les expérimentateurs montraient au chien de la nourriture (SI) ce qui provoquait la réaction inconditionnelle (naturelle) qui n’est autre que la production de salive (RI). Pour l’instant rien de bien extraordinaire me direz-vous… Attendez, le meilleur reste à venir…

Par la suite, les scientifiques décidèrent de rajouter le stimulus conditionnel (la clochette) avant de présenter la nourriture au chien. Ces derniers exécutèrent ces actions une vingtaine voire une trentaine de fois à intervalle très restreint de l’ordre de 0,5 secondes. C’est-à-dire qu’il faisait tinter la clochette et une demi-seconde plus tard la nourriture apparaissait.

Je pense que vous connaissez tous la suite, ou du moins, vous vous en doutez. Après plusieurs répétitions, Le chien salivait dès que le son de la clochette parvenait à ses oreilles sans nécessairement apercevoir la nourriture, le stimulus neutre c’est-à-dire la clochette est devenue un stimulus conditionné et est dorénavant associé à une réponse naturelle la salivation. Pour faire simple, un élément extérieur à pris le contrôle du corps et de l’esprit du chien à cause d’une fonction automatique du cerveau qui est présent pour nous faciliter la vie d’ou l’importance de l’environnement dans lequel nous vivons.

Ce qui peut être fait sur un chien peut aussi se réaliser sur l’être humain je peux vous le garantir et nous sommes déjà sujet au conditionnement dés notre plus jeune âge (dés notre présence dans le ventre de notre mère) car notre cerveau fonctionne comme cela par association d’idées et de concepts etc… agissant comme une éponge.

Le conditionnement et la société 

Exactement comme nous lorsque nous entendons le tintement de l’emballage se rapprochant de ceux de notre nourriture préféré. Le cerveau fait en quelque sorte des raccourcis en associant par répétition et omettant des étapes notamment de voir et de sentir l’aliment face à nous et nous pousse à consommer pour satisfaire notre besoin de plaisir, de sécurité etc… liés inconsciemment au cerveau reptilien. Dans notre société de consommation, ces conditionnements font l’objet d’études marketing très poussées afin de créer le maximum de raccourcis entre le stimulus neutre (images, spots publicitaires) et le comportement final la consommation du produit en vous poussant à l’achat en déclenchant à l’intérieur de vous une émotion agréable et confortable une fois en possession du bien convoité mais la plupart du temps pas nécessairement utile ou bon pour vous ou votre entourage ou votre santé.

De plus en plus de monde commence à s’en rendre compte et prennent conscience du problème, mais il reste peu de canaux de communication relayant ce type d’informations permettant d’ancrer et de renforcer notre conscience de nous même pour éviter de retomber dans des conditionnements, ou être juste averti, nous éloignant des standards de vie que nous souhaitons vivre.

Enfant qui mange une glace

L’impact du niveau de conscience du cerveau reptilien sur notre quotidien

Par ailleurs, saviez-vous que notre cerveau (divisé en trois parties) nous oriente principalement sur deux modes qui l’un comme l’autre agit par rapport à une notion d’instinct de survie ? De manière inconsciente, sur une base quotidienne, notre cerveau et plus particulièrement notre cerveau reptilien (cerveau automatique et réflexe) nous mène à notre insu vers le confort (dans le connu et nous maintien dedans) ainsi que le plaisir (le plus souvent éphémère) et nous éloigne des situations  qu’il « juge » à problème, désagréables, inconfortables et celles qui nous mettent potentiellement en danger (l’inconnu car nous ne savons pas ce qui peut nous arriver…). Oui en effet, le cerveau reptilien voit le monde comme très menaçant, joncher de pièges, d’obstacles et de bêtes dangereuses prêtes à nous dévorer ou prendre ce qui nous appartient. C’est comme ça qu’il perçoit la vie d’ou la sensation de peur permanente, de manque et de peur du futur  et la plupart de nos conditionnements se basent sur ces états de faits. 

De plus, nous pouvons tous constater que malgré tous les efforts qu’il déploie les situations problématiques persistent toujours, le sentiment d’inconfort de ne pas être à la hauteur ou à la bonne place, sont toujours présents et le vide intérieur reste présent. Vous savez cette sensation de manque vous enlevant de l’énergie. De même la peur et le doute continue aussi leurs assauts dés qu’ils le peuvent à la moindre opportunité sapant notre confiance et bienveillance envers nous-même. 

En effet, le conditionnement, une fois installée agit sur tous les plans à la fois physique, émotionnelle et cognitifs (les pensées). Une fois associée tout le système se met en branle  et active la palette d’action et de solutions qui lui est accolée. Le conditionnement réagit en réaction à l’environnement et c’est là que notre vie devient problématique et qu’elle dépend des circonstances extérieures et surtout du filtre du cerveau reptilien. Si tout est ok à l’extérieur (pas de déclencheur codé par le cerveau comme menaçant ou inconfortable) notre vie sera ok. Par contre, si un déclencheur (l’inconnu, un challenge, un problème) active nos conditionnements de survie à ce moment elle devient compliqué en tout temps.

Malheureusement, la plupart de nos conditionnements seront basés au niveau des besoins de  notre cerveau reptilien (très puissant quand nous n’en avons pas conscience) et agirait sur nos pensées et notre condition physique par le biais du stress. C’est à dire que nos désirs et envies seront liés inconsciemment à des besoins de survies et instinctifs telle que la recherche de consommation de matière premières, très maladroitement, généralement (nourriture, boisson, voire drogues) afin de calmer nos angoisses et anxiétés (les problèmes de la vie en quelque sorte) et sans nécessairement avoir conscientisé la cause de ces consommations incommodantes. D’autre part, le cerveau reptilien offre peu de solutions et d’actions lorsqu’un évènement problématique se produit, d’autant plus que ce dernier voit le monde comme hostile et plein d’épreuves à combattre ou à exterminer. Dans sa vision, la vie n’est que combat et lutte ( qui est une seule partie de la grande vérité autour de nous) ce qui peu rendre l’existence assez complexe d’ou la survenue de cette impression d’impuissance, de fermeture (qui est une protection à la fois physique et psychologique) et de crainte de l’avenir.

Pour mettre en scène toutes ces notions de manière plus concrète, voici d’autres exemples de conditionnements certains avec plus d’impact que d’autres sur notre vie 

  • La cigarette (négatif pour la santé) peut être associée à la clôture d’un repas (plaisir ou recherche de relaxation de détente à travers la cigarette). Du même ordre,  la cigarette peut accompagner automatiquement la prise d’un café (par habitude) ou le rassemblement d’un groupe de personnes ne se connaissant pas lors d’une fête mais créant une ouverture pour faciliter le contact. Nous pouvons aussi ajouter la petite cigarette pour se détendre après un entretien d’embauche ou juste avant un évènement plutôt challengeant abaissant les tensions survenues juste avant.
  • Le bruit de l’ouverture d’un paquet de bonbon ou de nos gâteaux préférés (très difficile d’y résister n’est ce pas ? Je vous comprends) nous font saliver et nous poussent à en consommer (plaisir).
  • Un match de foot (plaisir de voir nos joueurs préférés performer et battre l’autre équipe, s’identifier aux joueurs et sensation d’excitation et de bien-être face au match, de partage émotionnel et de chips…) serait associé pour certain ou certaine, à des situations de conflits conjugaux (prise de tête entre couple amenant peur, angoisse, ou colère, fatigue, étourdissement, voire rejet…).
  • La vision du canapé sapant toutes la motivation et la bonne volonté cumulée au cours de notre journée pour entamer la fameuse séance de sport pouvant nous apporter bien-être corporel et psychologique en rentrant du travail. Nous oriente vers un pseudo repos ne faisant que reculer les actions réellement bénéfiques et bonnes pour notre santé et renforcement corporel ainsi que psychique.

Voici l’idée principale que vous devez garder en tête

Le phénomène de conditionnement est omniprésent et s’ancre dans votre inconscient par la répétition implicite d’action au premier abord déconnecté (neutre n’ayant aucun effet sur nous) qui finissent par devenir des déclencheurs amenant à des comportements automatisés qui seront implicitement orientés le plus souvent menant à de l’abus (recherche de plaisir corporels et instinctifs : manger, boire, consommer ou de confort pour nous maintenir en vie et « préserver » notre énergie si précieuse alors qu’il n’en ait rien en réagissant de la sorte…). De ce fait, actuellement, les conditionnements, en général, sont dictés par le cerveau reptilien. C’est à dire soit orientés vers une situation confortable ou agréable ou soit pour nous éviter une situation inconfortable ou « dangereuse » tant sur le plan physique, psychologique ainsi qu’émotionnel à ses yeux.

J’insiste sur le fait que notre cerveau crée (interprète les événements ou les recode) à travers différents étages du cerveau qui possèdent eux même leur propre niveau de conscience. Plus le niveau de conscience est élevé (Néo cortex) plus nous avons de choix et de solutions et de créativité pour nous en sortir ainsi que de force intérieure. Toutefois, moins le niveau de conscience est élevé (cerveau reptilien) et plus nos actions seront restreintes, nos résultats seront moindre voire inexistants car nous ne passerons pas assez à l’action et encore moins de manière efficace car nous réagiront par la « peur » qui est l’outil du cerveau reptilien. Ce qui aura pour conséquence d’abaisser notre considération et confiance à nous même. Je reviendrai à travers un autre article plus complet au sujet de nos différents cerveau et de leurs principales fonctions. 

Ce que vous pouvez faire pour reprendre le contrôle de votre vie

Notre problème est donc le manque de présence à nous même et une connexion à la partie du cerveau la moins performante pour notre époque actuelle (cerveau reptilien) de manière quotidienne

Alors, il nous faut développer notre présence à nous-même (augmenter la connexion à l’être intérieur) et passer à un autre niveau de conscience plus précisément passer à un étage voire deux étages supérieurs du cerveau (le néo cortex) afin de nous ouvrir les portes de la force intérieure, de la créativité et de l’équilibre d’un monde gagnant-gagnant et nous donner les moyens d’y arriver en passant à l’action dans le bon sens. Ici, je m’apprête à vous donner une façon simple de le faire de manière active sans que cela vous coûte une grande quantité d’énergie ou vous coupe de votre quotidien.

L’exercice est certes très simple mais très puissant car il nous permet de ramener toute notre énergie et notre attention sur nous et sur ce que nous réalisons au moment ou nous le faisons. C’est à dire se connecter au moment présent seul moyen réel de changer notre vie notamment de vivre dans le moment présent par la conscience.

Pratique régulière

Exercices pratiques  

Voici deux moyens pour y parvenir : bien évidemment, il n’y a pas de méthodes miracles, ni de meilleures méthodes mais justes des approches pouvant parler à l’un ou l’autre mais le plus important c’est de garder l’intention de retrouver d’abord le calme intérieur et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour le faire de manière saine. On appelle cela des exercices d’ancrage.

Étape préalable : analyser avec un regard objectif (sans porter de jugement de manière bienveillante) les comportements effectués durant la journée en portant votre attention sur ces derniers (vous pouvez les reporter sur une feuille de papier). Par exemple : se mettre dans le canapé après le travail, grignoter un casse-croûte avant le diner; ou encore manger des snacks en journée; prendre 2 heures de temps cumulés durant votre journée à défiler votre fil d’actualité Facebook etc… Cette étape permet de conscientiser les conditionnements et de renforcer la capacité de votre esprit à les détecter.

De plus, à côté de chaque conditionnement mettez une nouvelle action plus en accord avec vos besoins réels ( besoin de l’être, comme par exemple : le calme, la force vitale et physique, la joie, et la sagesse, la santé…). Vous pouvez mettre, faire du sport, faire de la méditation, manger plus sainement, écouter de la musique et danser, dessiner, lire un livre inspirant, sortir marcher et les exécuter, écouter des audios et les implémenter sinon votre nouveau conditionnement ne s’ancrera pas.

Une fois que vous aurez répertoriez les conditionnements qui ne vous plaisent pas vous pourrez les identifier plus facilement et réaliser les étapes suivantes pour reprendre le contrôle et faire les bons choix pour reconstruire votre quotidien. N’hésitez pas à répéter ces actions autant de fois que nécessaire pour reprendre le contrôle dans les moments critiques et ainsi créer de nouveaux circuits neuronaux.

Pour ceux qui sont plus corporel

S’accorder et prendre du temps pour calmer le tumulte intérieur pour abaisser la puissance des émotions et du conditionnement lorsqu’il s’active.

  • Tenter de porter votre attention à votre corps et d’observer ses mouvements intérieurs et extérieurs sans les juger, sans résister ou à essayer de modifier vos ressentis, juste à accepter ce qui est au moment où cela se joue. Pour ce faire, fermez les yeux et concentrez vous sur votre souffle et permettez vous d’exercer un contrôle sur votre souffle en tentant de le ralentir  par des inspirations (plein poumon) et des expirations (videz tout jusque dans le ventre) de plus en plus calmes et de plus en plus profondes. Prenez bien le temps nécessaire pour réaliser chaque inspiration et expiration pour atteindre un état de quiétude. Ainsi vous vous sentirez quelque peu voire totalement apaisé. Pour certains, en réalisant ces étapes le tumulte dans lequel vous étiez se calmera peu à peu, l’angoisse ou l’anxiété s’amenuiseront au fur et à mesure et vous vous sentirez plus à l’aise, plus en contrôle et moins dans le manque de « quelque chose » dans votre corps et votre esprit. 
  • À ce moment prenez votre liste et exécutez l’action plus fonctionnel pour votre vie que vous avez choisi pour remplacer l’ancien conditionnement réaliser lors de l’étape préalable. 

Cette expérience de calme, de quiétude et de sagesse est votre état naturel et il a toujours été là en vous, toujours prêt à ce que vous le laissiez émerger. Vous remarquerez que lorsque vous prenez du temps pour vous habituez et laisser le temps à votre corps et votre esprit pour sortir du tumulte  des pensées et des comportements compulsifs en acceptant ce qui se déroule à l’intérieur de nous, les émotions et les sentiments désagréables se calment d’eux-mêmes. On appelle cette état « l’état méta » c’est à dire l’état d’origine. À ce moment vous vous rendrez compte et verrez clairement que vos automatismes s’étaient enclenchés et qu’il suffit de ne plus y porter attention et de prendre des actions plus adéquates pour casser le cercle vicieux et de nous donner une bonne continuation ou un nouveau départ. Plus nous brisons le cercle et plus notre contrôle et connexion à nos vrais besoins c’est à dire de clame, de bienveillance, d’écoute à nous même se renforceront et s’enclencheront plus vite.

Pour ceux qui sont plus mental

Le but serait d’ouvrir un espace de pensées intérieure neutre pour augmenter le niveau de conscience et ne plus se laisser porter par le conditionnement tant physique que psychologique.

  • Le principe est très simple notamment de se posez la question du pourquoi ? Pourquoi j’agis réellement en ce sens et pas dans l’autre prenez le temps de le faire et autorisez vous à ouvrir les portes de la compréhension à vous-même et de la prise de recul sur les conséquences de nos comportements dans le quotidien. Prenez l’habitude de vous questionner et d’observer vos comportements, considérez-vous comme le scientifique de votre propre vie. Il est primordial de remettre de la conscience sur ce que vous vivez au quotidien et de posez votre attention sur vos plus petites habitudes.

Attention : Il faut le faire avec bienveillance et aussi sincérité sinon cela ne fonctionnera pas. À ce niveau nous entamons un processus de clarification avec soi ! Si nos intentions ne sont pas clairs et purs envers nous-même les résultats seront du même ordre et vous stagnerez. Soyez en sûrs ! Les mots d’ordre seront bienveillance et patience.

De la même manière une fois le conditionnement détecté et conscientisé, cela voudra dire qu’il a déjà perdu en puissance et vous pouvez être fier de vous. Il ne vous restera plus qu’à choisir les actions que vous souhaitez conditionner de votre liste qui remplaceront les anciens et les exécuter le plus possible pour qu’elles rentrent dans le domaine de l’habitude.

D’autres moyens de faciliter la diminution de l’emprise des réactions automatiques et augmenter le contrôle de nos pensées, de nos émotions et de notre corps

Je vous recommande d’instaurer ces différentes actions à votre liste, elles boosteront votre ancrage dans le moment présent. Essayez- en et trouvez celles qui vous correspondent le mieux. Cela peut être une, deux toutes, à vous de voir ;), vous avez le choix mais les résultats n’arrivent qu’avec de la pratique. Les miracles n’arrivent que par nos actions.

  • La méditation
  • La prière
  • La relaxation
  • Exercices de concentration (concentrer sur le souffle, ou sur une bougie, ou un point fixe)
  • Le sport ( à intensité modérée avec le repos adéquat)
  • Être positif et si possible s’entourer d’un entourage plus positif
  • Pratiquer le rire sincère et respectueux des autres
  • Se rendre utile ( nous permet de nous sentir utiles et libère la neurochimie du bonheur dans notre corps)
  • Pratiquer le non jugement
  • Sourire (libère aussi la bonne neurochimie dans notre corps et cerveau)
  • Lire des histoires positives
  • Regarder des vidéos de motivation

Pensez à vous féliciter ( par la pensée ou par des actions respectueuses de vos besoins profonds) de manière bienveillante et à vous apporter de l’amour. Nous aborderons cet aspect dans un autre article traitant d’une autre forme de conditionnement, appelée conditionnement opérant.

Selon moi ce qui serait le mieux pour surmonter les déclenchements des conditionnements obsolètes serait de lier les deux approches à la fois corporelle (respiration et recherche de calme) et cognitive (clarification de la pensée, retrouver le sens de nos actions ) ce qui aura un impact plus puissant sur nos croyances, nos émotions et sur nos actions par la suite dans le moment présent pour une création délibérée et en accord avec soi. 

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Pour aller plus loin et faire de nouveaux choix plus alignés au quotidien

Etre plus conscient signifie tout simplement ne plus agir par conditionnement mais de manière délibérée en restant présent à soi et ce qui nous entoure.

Il y a deux voies pour reconditionner le cerveau en intervenant avec l’inconscient :

  • Premièrement soit par la voie de l’hypnose ou auto-hypnose. Idéale pour des résultats rapides mais demande de solliciter la plupart du temps un thérapeute, ou de se procurer du matériel (musiques et vidéos gratuites sur youtube, un espace dédié) et d’y allouer un peu de temps.
  • Soit par le reconditionnement conscient, dans la vie de tous les jours en faisant de notre mieux chaque jour par la répétition d’actions choisies et posées en conscience.

Là encore vous pouvez lier les deux voies, si cela vous est possible et que vous en avez les moyens. Personnellement j’utilise la deuxième pour ancrer ce mode de vie mais le soutien hypnothérapeutique peut énormément voire booster la deuxième voie. Dans tous les cas, l’utilisation des deux méthodes ne peut qu’être bénéfique et amplifier les résultats d’ancrage et de déblocage, à vous de choisir la votre.

Par ailleurs, si vous en avez une autre faites le moi savoir, je suis friand des nouvelles méthodes et visions pouvant complémenter l’existant :). N’hésitez pas à le mettre en commentaire ou à m’envoyer un message.

Voici un exemple d’un nouveau mode de pensée à exercer au quotidien qui serait susceptible de vous aider dans votre quête de création délibérée

  • Ainsi, je vous invite à essayer (émettre l’intention en portant tout simplement son attention sur cet objectif) d’identifier (le plus possible voire quotidiennement) le type de plaisir ou la situation confortable vers lesquels vous vous orientez dans un premier temps afin que cela devienne une seconde nature. Je vous recommande d’analyser objectivement votre comportement qui vous dirige la plupart du temps malgré vos efforts pour le contrer, vers un plaisir et de voir ses apports bénéfiques réels dans votre vie s’il y en a… 
  • Dans un second temps rechercher ce que vous êtes en train d’éviter en termes d’inconfort en ne  prenant pas ce chemin ? Regarder aussi les opportunités que vous pouvez obtenir en dépassant cet ou ces inconforts (notez-les)… L’instinctivité de ces comportements implique que si vous vous orientez vers un plaisir éphémère quotidiennement (qui ne dure pas dans le temps) vous éviter nécessairement un inconfort (une situation peut être complexe aux yeux du cerveau reptilien, challengeant « dangereux pour lui») ou une situation conflictuelle (peut être à cause de l’égo qui n’arrive pas à lâcher prise sur quelque chose, à admettre ses torts, ou montrer de l’empathie à l’autre) ou une situation difficile à vivre (une peur handicapante ou des angoisses nous empêchant d’être serein et de vivre notre vie de manière libérée) qui pourraient potentiellement vous aider à vous libérer de vos peurs, à devenir plus sage, aimant et fort intérieurement, physiquement et psychologiquement pour obtenir ce que vous souhaitez dans la vie.

Mes amis, le concept du conditionnement est primordial à comprendre mais surtout à prendre conscience de la puissance réelle de ce mécanisme et l’impact qu’il peut avoir sur votre existence « bon » comme « mauvais ». 

La première étape est d’apprendre à détecter vos conditionnements « néfastes » ( ne vous menant pas aux résultats voulus) pour reconditionner votre cerveau en faisant des CHOIX plus conscients et réaliser les actions pouvant vous mener aux objectifs que vous souhaitez. 

À ce moment, vous pourrez commencer à reprendre le contrôle de votre vie et créer les changements que vous désirez en mettant votre conscience sur ce mécanisme qui perdra en force dès le moment ou vous le ferez et en passant à l’action quotidiennement de manière délibérée et non plus de manière aliénée par vos programmes inconscients. 

Pour plus de fun les amis je vous invite, si vous le souhaitez, à répondre à ces questions en commentaire :

Quels sont les comportements que vous souhaitez modifier ? Avez-vous déjà essayé de le faire ? Par quels moyens ? Quels sont vos freins ? Etc ….

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